Extorsion, harcèlement : quand les réseaux sociaux pèsent sur la santé mentale des jeunes

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Quelles sont les conséquences des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes

Le gouvernement du Québec a annoncé le 6 juin dernier la tenue d’un open house sur la loi moto afin de discuter des impacts de cette loi sur les jeunes. Selon une étude réalisée en 2016, près du tiers des jeunes Canadiens (28 %) abordent les réseaux sociaux comme une source d’inspiration et de découverte. Ces jeunes utilisent également les réseaux sociaux pour identifier leurs problèmes et contribuer à leur résolution. Cependant, les réseaux sociaux ne sont pas sans risques.

Les réseaux sociaux peuvent être un vecteur d’extorsion et de harcèlement pour les jeunes. Les cyber-bullies peuvent tirer profit de l’isolement physique ou psychologique des adolescents pour abuser et harceler ceux-ci. Ces attaques ont tendance à déclencher des crises de panique chez les victimes qui se sentent impuissantes face au harcèlement. Ces crises peuvent avoir des conséquences sur leur santé mentale, notamment si les jeunes tentent de se suicider ou

Comment ils peuvent affecter nos comportements

Les réseaux sociaux ont un impact majeur sur la santé mentale des jeunes. Ces derniers y développent une intense relation aux personnes qu’ils connaissent, voire à des inconnus. Cette proximité permet de partager des informations confidentielles et d’y voir des avantages, notamment en termes de reconnaissance ou de reconnaissance sociale. Mais cette interaction a aussi un impact négatif sur la santé mentale des jeunes.

Le harcèlement est une forme particulièrement grave de violence psychologique qui peut être liée à l’interaction sur les réseaux sociaux. Il est caractérisé par des propos humiliants, vexatoires, menaçants ou diffamatoires qui font souffrir physiquement et psychologiquement les victimes. Les réseaux sociaux ont contribué à amplifier le phénomène du harcèlement en permettant aux agresseurs de se connecter facilement à une large audience.

Malgré cela, les gouvernements ne semblent pas prendre suffisamment conscience de l’importance du problème et ne disposent pas toujours

Le harcèlement généralisé sur les réseaux

Depuis les révélations du quotidien “Le Monde” sur les agissements d’agents du renseignement et de policiers envers des personnes vulnérables, le dossier de la loi moto est revenu sur le devant de la scène. Plusieurs cas ont été révélés, notamment celui de Karim, qui raconte avoir été extorqué à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux.

Si ces récits font écho aux accusations portées contre certains policiers et agents du renseignement, ils dénoncent aussi l’ampleur des violences exercées sur les jeunes depuis longtemps. Selon une enquête menée par Médiapart en 2017, un tiers des ados interrogés ont déjà subi physiquement ou verbalement une forme de harcèlement à l’université. Et pour ceux qui ne se sentent pas protégés sur le terrain, les réseaux sociaux sont un vrai danger : « Les jeunes utilisent les réseaux sociaux pour se confier, pour être soutenus, explique Clotilde Vallet-Milite

La victimisation et la dévalorisation de soi

Les réseaux sociaux ont une incidence sur la santé mentale des jeunes, selon les experts. Ces derniers estiment notamment qu’ils peuvent aggraver les symptômes d’une maladie mentale.

Lors d’un entretien accordé à La Croix, le psychiatre Philippe Sands déclare que « les réseaux sociaux sont un facteur de risque pour la santé mentale ». Selon lui, cette affirmation est fondée sur « plusieurs études scientifiques ».

Le psychiatre souligne en particulier que les adolescents qui utilisent beaucoup les réseaux sociaux sont trois fois plus susceptibles de développer une maladie psychosociale ou une forme grave de stress.

De son côté, la psychiatre et directrice du Centre Médico-Social de Tours Anne-Sophie Leduc rappelle qu’« il y a un lien entre l’usage des réseaux sociaux et le stress ». Elle souligne également qu’« il est difficile pour les adolescents de gérer leur vie privée et leur relation sociale à la fois ».

Ainsi, les parents do

Les meilleures solutions pour se protéger

Depuis une dizaine de jours, les réseaux sociaux font les gros titres et les débats. La loi moto, qui sera présentée ce soir en Conseil des Ministres, est à l’origine de cette polémique. Les principales mesures concernent notamment le dépôt d’un récépissé auprès du maire pour tout conducteur souhaitant rouler sur la voie publique lorsqu’il est établi que ce dernier a déjà été sanctionné pour un motardisme ou pour une conduite en état d’ivresse. Une autre grande mesure concerne l’obligation pour les usagers de smartphones et tablettes de notifier leurs parents ou tutoriels avant toute utilisation du moyen de communication pour les mineurs. Ces différentes dispositions sont censées protéger les jeunes contre les extorsions et les harcèlements voire contre la violence physique. Voici quelques questions auxquelles nous allons répondre.

1) Pourquoi cette loi a-t-elle été votée ?

Les réseaux sociaux ont un impact important sur la santé mentale des jeunes. Beaucoup d’adolescents voient ce qu’ils font et disent sur les réseaux sociaux comme s’il était inoffensif. Pourtant, les réseaux sociaux peuvent être une source de harcèlement et d’extorsion qui pèsent sur la santé mentale des adolescents. Si vous avez trouvé que votre fille ou votre garçon étaient victimes de harcèlement ou d’extorsion via les réseaux sociaux, essayez de parler à son entourage immédiat pour lui demander de cesser ces activités puis aidez-le à se protéger !


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